Trois questions à…

Benjamin Bayart,

président de la Fédération des fournisseurs d’accès à Internet associatif.

 Benjamin-Bayard

Pour des communes qui n’auront accès à la fibre que dans une dizaine d’années, quelles solutions sont possibles ?

Une des solutions est de construire un réseau wifi. Le même qu’un particulier dans son salon, mais avec des antennes différentes. L’idée est de monter, à échelle micro-locale, un tout petit opérateur. Par exemple, si dans une zone, le lycée proche a la fibre optique, on peut diffuser le réseau à partir de cet établissement en positionnant des antennes wifi au bon endroit sur le parcours, avec des antennes directionnelles. Le wifi émet à très faible puissance, mais uniquement vers l’antenne de destination. Ça donne de très bons débits, en émettant le strict minimum d’ondes.

 

 

Cela s’appuie sur du bénévolat ?

Oui, cela demande l’implication de bénévoles, parmi ces foyers qui ont besoin de réseaux. Rien de très compliqué : il suffit de prendre une carte et de sillonner la zone en notant les points en surplomb, comme le clocher d’une église, un château d’eau, une grange. Avec de la bonne volonté et un tout petit coup de pouce de la mairie, pour s’accrocher sur les bâtiments municipaux, par exemple, on peut faire des choses très vite, et qui donnent de bons résultats.

 

 

Y a-t-il d’autres solutions ?

 

 

Pas sans bénévoles. Le jeu est de remplacer une montagne d’argent public par de la bonne volonté. Des entreprises qui commercialisent le radio wifi ne peuvent pas envoyer des techniciens dans chaque zone, pour repérer où pourraient être implantées antennes et paraboles. Cela coûterait trop cher. C’est donc à ceux qui font face à ce problème numérique d’agir.

 

Source: Ouest France numérique (pour ceux qui ont la chance d’y accéder)