Un accès à internet à très haut débit (ou THD) est un accès à internet offrant un débit binaire supérieur à celui d’un accès haut débit, par exemple via réseau DSL ou fibre optique.

Des débits crêtes de référence sont fixés par certaines autorités. Ils sont de 30 Mbit/s en Europe, tout comme pour l’Arcep en France. Historiquement, l’Arcep publie aussi des statistiques pour les débit crêtes à 100 Mbit/s1.

Pour les infrastructures filaires, le débit théorique d’un accès très haut débit est au minimum de 30 Mbit/s dans le sens descendant1 (limite ADSL2+) et peut atteindre jusqu’à 1 Gbit/s. Ce type de performances était réservé auparavant aux accès à l’épine dorsale du réseau mondial ou « backbone » ainsi qu’aux liaisons numériques professionnelles des fournisseurs d’accès à internet ou de certaines grandes entreprises.

Parmi les techniques et normes de transmission offrant ce type de performances, la fibre optique procure un réel avantage technique. La norme « tout optique » « Fiber To The Home » (FTTH) et ses variantes FTTx peuvent offrir la puissance de la fibre jusqu’au domicile. Lorsque le FTTH n’est pas déployé, d’autres techniques permettent de dépasser les limites de l’ADSL, sans pour autant égaler la fibre. Le câble coaxial ainsi que le VDSL2 sont exploités comme des solutions pour pallier l’absence de fibre optique jusqu’au domicile. Une autre solution en cours de développement est le G.fast.

Pour les réseaux mobiles et de radiocommunication, les normes de type 4G sont considérées comme faisant partie des accès très haut débit. DC-HSPA+ (3G++ dual carrier) est censée, dès à présent, offrir un service avec un débit théorique maximum pouvant atteindre 42 Mbit/s en voie descendante2 et 10 Mbit/s en voie montante3. Les normes LTE, en cours de déploiement, et LTE Advanced (4G+), permettent ou permettront d’obtenir des débits descendants allant respectivement jusqu’à 300 Mbit/s et 1 Gbit/s.

Alors qu’à ses débuts en France l’offre FTTH a commencé par se construire sur des offres à 100 Mbit/s descendants, certains opérateurs comme Orange et SFR ont dépassé progressivement cette limite. En 2013 Free et SFR proposent des débits de 1 Gbit/s en pointe de réception et de 200 Mbit/s en pointe d’émission pour un tarif situé entre 30 et 40 euros par mois4, 5.