D’ici 2022, le gouvernement prévoit d’équiper l’ensemble des foyers français de la fibre optique. Offrir à tout le monde le très haut débit s’annonce cependant compliqué, d’où l’intérêt d’opter pour une solution de transition qu’est celle du réseau 4G. L’idée est loin d’être bête mais pourrait en définitive n’être que pure déception pour les habitants de certaines régions.

 

 

très haut debit elections legislatives

Le Très Haut Débit est désormais l’un des sujets phares du gouvernement d’Emmanuel Macron et notamment celui du secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi. Il est en effet l’un des thèmes prioritaires de l’Etat à l’heure actuelle, qui a affirmé à maintes reprises vouloir offrir à tous les habitants l’internet à haut débit d’ici 2022.

Le Premier Ministre, Edouard Philippe, n’a d’ailleurs pas manqué de le rappeler lors de son récent discours à l’Assemblée Nationale. Seulement, ce défi de fibrer la France à 100% est loin d’être simple, c’est pourquoi il est aujourd’hui question de passer par la 4G fixe en guise de solution alternative voire même de remplacement de façon à équiper l’ensemble des foyers. Un plan de secours qui avec certitude, ne serait pas en mesure de satisfaire tout le monde.

Très Haut Débit : certaines régions ne pourraient pas bénéficier de la 4G Fixe

 

L’alternative n’est pas mauvaise en soi mais elle pourrait en réalité prendre des tournures de “fausses promesses” dans le sens où la 4G fixe ne peut pas être déployée partout. Les régions montagneuses et boisées par exemple auraient peu de chances d’en bénéficier ou alors se retrouveraient avec un débit inférieur à 30 Mb/s. Pas très folichon pour du très haut débit, on est d’accord !

L’idéal serait d’être fixé dès le départ de façon à ne pas créer comme une certaine frustration ou tout simplement mentir aux usagers, comme le souligne le président de l’Arcep, Sébastien Soriano : « Il faut être clair dès le départ pour ne pas générer de déceptions, on parle bien de technologie hertzienne ». Quoiqu’il arrive et même avec l’aide de la 4G, plus d’1,3 millions de foyers n’en seraient pas dotés en 2022 selon une récente étude de l’Idate.

C’est en définitive une solution alternative qui a le mérite d’être plutôt ingénieuse dans le fond mais qui sur la forme, pose problème en raison de son incapacité à pouvoir couvrir toutes les régions et zones de France. Le défi que s’est lancé le gouvernement s’annonce donc compliqué, à moins peut-être d’introduire la fibre optique partout et ainsi redorer l’image d’un pays qui fait honte dans ce domaine en Europe.