L’immobilier profondément impacté par le numérique

Internet Haut débit pour tous !

L’immobilier profondément impacté par le numérique

Au Simi, Julien Denormandie faisait partie des intervenants de la table ronde sur les Immeubles et les territoires connectés, promesse d’un nouveau vivre ensemble. Petit récapitulatif de sa vision.

Sur la « révolution numérique »

« Le bâtiment est profondément impacté par la révolution numérique. Un véritable défi d’autant que nous partons de loin. Aujourd’hui, seulement un Français sur deux est connecté au très haut débit. Le numérique est aujourd’hui la première fracture territoriale. Pour que la révolution numérique voie le jour, il faut rendre accessible le numérique sur tout le territoire. Faire en sorte que le bâtiment soit connecté et qu’il ne soit qu’un des éléments du territoire. Notre objectif est donc d’offrir du bon débit pour tous les Français en 2020 et du très haut débit en 2022. Nous avons mis en place un plan d’actions pour le déploiement du haut débit sur le territoire. La responsabilité est collégiale. Les objectifs qu’avait fixés l’Etat aux opérateurs n’étaient pas contraignants. Aujourd’hui ils le sont. Etat, collectivités et opérateurs doivent se faire mal pour parvenir aux objectifs fixés.

Par ailleurs, aujourd’hui 13 millions de français se déclarent déconnectés du numérique car ils ne savent pas s’en servir. Soit un Français sur six. Le travail du gouvernement consiste aussi à leur apprendre à utiliser le numérique. La société d’aujourd’hui est celle du numérique.

Cette révolution ne fait sens que si l’on passe d’une logique de biens à une logique de services. D’où le cadre de confiance numérique et la signature de la charte pour un « Bâtiment connecté, bâtiment solidaire et humain » qui rassemble la Smart building alliance, HQE, des architectes, des maitres d’ouvrage, d’œuvre. Cette charte comporte un référentiel commun qui mettra de l’interopérabilité dans les services. Le bâtiment durable doit se concevoir avec le coté solidaire, connecté et communicant. Cette charte est une première mondiale. Elle  est l’occasion de porter un écosystème français à l’international. »

 

Sur le BIM

« Le BIM est le nouveau support de demain. De nombreux organismes et entreprises s’en sont emparés. Le CSTB par exemple via leur plateforme développée pour le PTNB ou de nombreuses entreprises qui exposaient au Salon Batimat. Nous nous sommes d’ailleurs demandé si nous ne devions pas le rendre obligatoire en 2022. Nous nous sommes ravisés. Car derrière, il y a un risque de créer un secteur de la construction à deux vitesses. Le BIM est en effet plus à la portée de grands groupes ou de grosses entreprises que des artisans et petites PME. Nous avons donc fait le choix de l’incitatif plutôt que du coercitif. Avec le CSTB, une plateforme d’accès en ligne BIM gratuite est accessible à tous. »

 

Sur le code de la construction et sa simplification

« Le code de la construction est l’incarnation de ce qui bloque le développement économique du pays. Les objectifs sont louables et justifiés et ne doivent pas être remis en cause. En revanche, le code de la construction ne doit pas indiquer le chemin à suivre. Si on veut passer à une économie de l’innovation, il faut que les objectifs soient fixés pas le chemin. Le projet de loi est en cours et sera bientôt débattu à l’Assemblée. Le code de la construction fixera les objectifs mais pas les moyens pour y parvenir. La réécriture prendra 18 mois. En attendant on met en place le permis de faire, une méthode innovante, et le permis d’innover. Aux acteurs de jouer ! Autre point, la R&D. Elle est de l’ordre de 0,1% du chiffre d’affaires de la construction. Nous sommes très en-dessous que ce que nous pourrions faire. Nous devons prendre de l’avance sur la scène internationale et pour cela, il faut libérer de la data.

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