CCF14 :

Dans un bref article paru dans Ouest-France le 5 Février le président du Conseil Départemental s’est engagé à couvrir tout le Département en 2021. Est-ce bien sérieux ?

Après un bref historique sur le RIP et la reconnaissance de fait que la commercialisation est à la peine (énième article à ce sujet – au moins on ne pourra pas dire qu’il réfute l’échec de la commercialisation ) l’on nous annonce des recettes en ces termes “ça rapporte tout de même un million d’Euros “….sans préciser si c’est par année ou depuis 2011. 

Rappelons que le projet a déjà englouti 60 Millions, nous  sommes tout à fait rassurés !

Une discussion « serait »  entamée avec Orange pour déployer  “leurs armoires”sans plus de précisions…de quoi s’agit-il ? pourquoi déployer des armoires du réseau Orange ? pour assurer une montée en débit VDSL ou déployer la fibre optique ? Et s’il s’agit des armoires Orange, inévitablement le réseau de l’opérateur privé entre en concurrence avec celui que le département tente désespérément de mettre en place.

Le Président annonce ensuite qu’il faut revoir le marché et passer à la caisse (projet initial 170 Millions à revoir à hauteur de 390 Millions, et modifier le contrat de DSP.  Pourquoi ce montant ? pour financer les armoires d’Orange ? Bref  cet article manque sérieusement de clarté et demande des explications du Conseil Départemental au regard des fonds publics complémentaires devant être alloués à l’avenant en question.

Dès le lendemain, dans un nouvel article, l’opposition se dit favorable au projet mais reste vigilante sur sa réalisation. En ces termes :

L’opposition a fait part de ses interrogations concernant les pénalités de retard et le coût. « Vous aviez choisi Tutor comme délégataire en raison de l’offre moins élevée qu’il avait faite. Il convient de connaître le coût final », a fait valoir Bertrand Havard (PS) pour son groupe. (les conseillers Départementaux sont dans le flou artistique depuis 2011 !)

Bertrand Havard souligne les « deux ans de retard » pris dans le déploiement et questionne la majorité sur le « taux de pénétration des particuliers, là où le réseau est actif, car de ce taux dépend la réussite de la commercialisation. » Il a également demandé des précisions sur « le contrôle de la DSP ». (ce que nous pensons être du rôle d’EPCI indépendants)

Sans surprise Jean-Léonce Dupont et Olivier Colin (majorité départementale) assurent que « le choix de 2011 était bien le bon  » malgré le retard pris et cette opacité dans ce projet RIP décidément bien couteux. 

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