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Sans grande surprise, il ressort des états généraux des Réseaux d’initiative publique (RIP) que le retard est important et que le plus dur reste à venir.
L’article est clair : ça n’avance pas, ça n’avance plus … et nos constats sont leurs constats !

Sébastien Côte, commissaire général des états généraux des RIP.

Le Commissaire Général des états généraux des RIP Sébastien Côte annonce que le  retard actuel  (la France est en 27ème position en Europe) est imputable à la transition entre réseau cuivre et fibre optique. Pourtant ce même réseau cuivre faisait encore de la France le leader incontesté en Europe il y a 10 ans avec l’ADSL !  Rappelons également que certaines collectivités optent pour des “montées en débit sur le cuivre” en attendant la fibre… paradoxe !

Tout comme le Département du Calvados l’a lui même annoncé dans la presse à plusieurs reprises , le commissaire reconnait les grandes difficultés de commercialisation des RIP,  le fait que les grands opérateurs ne s’y intéressent pas et que les abonnés boudent les opérateurs alternatifs (Kiwi Knet Coriolis Ozone etc…). 

Sébastien Côte met en avant l’impact que l’absence de très haut débit peut avoir sur l’immobilier : c’est étrange, voilà des années que le Collectif Coeur de Fibre Calvados emploie cet argument dans ses articles…aurions nous été source d’inspiration ou s’agit il d’une prise de conscience ?

« Parfois je me demande si le développement du très haut débit en France n’a pas inspiré la réduction de la vitesse sur les routes secondaires ! »(…) « Accélérons » la commercialisation des réseaux « car nous sommes en train de prendre un vrai retard. » (Philippe Augier, maire de Deauville) .
On ne peut ni dire mieux ni être plus explicite !

 

Un décret d’ici l’été

En cause, pour résumer, les grands opérateurs qui ne s’intéresseraient pas suffisamment à ces « petites zones » et les usagers qui ont du mal à s’engager auprès d’opérateurs moins connus présents sur ces zones. Questionné sur ces retards par la Cour des comptes, Philippe Augier a évoqué un mauvais procès fait à la collectivité, « comme si nous étions responsables de ces lenteurs. Notre seule responsabilité est celle d’avoir été pionnier. » La 4CF est candidate pour être labélisée zone fibrée. « Notre dossier, le premier déposé en avril 2016, reste en attente du décret gouvernemental », note le maire.

Un retard reconnu par Antoine Darodes, venu à Deauville avec trois bonnes nouvelles : un travail mené sur les zones AMII (les zones concernées par un appel à manifestation d’intentions d’investissement) « pour rendre opposables et contraignants les engagements des opérateurs pour que d’ici fin 2020 tous les locaux de ces zones puissent bénéficier d’une offre de raccordement. » L’espoir d’un décret « pour la fin du semestre, et une zone d’essai, pourquoi pas sur la 4CF qui a un réseau et des problèmes de commercialisation qui aujourd’hui ne sont plus tenables. » Vice-présidente de la Région Normandie, Françoise Guégot a rappelé hier l’engagement de la collectivité « pour le déploiement d’un accès au très haut débit sur l’ensemble de la Normandie d’ici 2025, avec chaque année 35 millions investis dans cet accompagnement ». Mais aussi 60 millions d’euros consacrés au déploiement du numérique dans les lycées. Elle a également indiqué que la collectivité régionale « est tournée vers la fibre optique qu’elle souhaite pour tous partout et le plus tôt possible… »

Sources :  Article Ouest France du 14/03/2018 (abonnés)  et Paris Normandie article du 15/03/18. 

 

 

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