Internet. Le haut débit dans les campagnes, ce n’est pas pour demain

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Internet. Le haut débit dans les campagnes, ce n’est pas pour demain

CCF14 :

L’article ci-dessous va dans le sens de ce que notre association défend depuis le début : il n’y a pas d’avancée quelque soit le système si on ne s’appuie pas sur les données et demandesde projets locaux. Tout ce qui est descendant ne marche pas ! Ce qui pose problème dans le Calvados tout comme en Bretagne est l’absence de liens et de travail en commun entre les différents niveaux : communes, EPCI, départements, Région. Il faut relier tout ce beau monde si on veut avancer.

L’article sur le hertzien va aussi dans le sens de ce que l’on défend : cette technologie est efficace mais il ne faut pas la promouvoir à moitié comme le fait le R.I.P 14 actuellement : pas assez de relais, relais placés n’importe comment, puissance des émetteurs insuffisante. Si le CD14 fait une vraie proposition dans ce sens, ce serait une porte de sortie en attendant la fibre mais avec des conditions préalables.

 

Source : https://actu.fr/societe/internet-haut-debit-dans-campagnes-ce-nest-pas-demain_16226211.html

 

La fibre optique dans les campagnes, ce n’est pas pour demain. A Centre Morbihan Communauté, les élus locaux vont devoir réfléchir à d’autres alternatives pour le haut débit.

La fibre optique dans les campagnes, ce n’est pas pour demain. Il va falloir trouver d’autres solutions (satellite ou 4G) et passer pour cela par des opérateurs privés.

En matière de fibre optique et de déploiement sur la région Bretagne, les chiffres pleuvent. 70 000 raccordements pour la première tranche (2014-2018). 170 000 prises pour la seconde tranche (2019-2023). Et 600 000 pour la troisième et dernière tranche (2024-2030).

À l’issue de la phase 2, on estime que 70 % des foyers bretons seront fibrés et que 95 % des Bretons auront accès à un haut débit (1). À ce rythme-là, on a bien l’impression que ça va vite. Très vite. Sauf que, dans la réalité, ce n’est pas tout à fait la même chose.

« Ça rame encore trop »

Contraints par des administrés qui constatent que « ça rame encore beaucoup trop », les élus commencent aussi à faire connaître leur impatience. Car le calendrier ne sera pas respecté. « Il y aura du retard, c’est incontestable », a confirmé Gérard Corrignan, le président de Centre Morbihan Communauté lors de la dernière séance communautaire à Baud.

Rappelons en outre que ce déploiement est entre les mains d’un syndicat mixte de coopération territoriale appelé Mégalis. Et qu’il permettra, à terme, à la Région Bretagne de disposer d’un réseau public fibré.

Ailleurs, d’autres régions ont fait le choix d’une délégation de service public (DSP) et les résultats semblent être tout autres. C’est ce qu’a martelé Benoît Rolland, le maire de Moustoir-Ac, qui n’en est pas à ses premiers pics d’exaspération sur ce point. Lui qui compte plusieurs zones blanches sur son territoire communal commence sérieusement a douté de la capacité du syndicat d’être à la hauteur des ambitions fixées.

Et nos agriculteurs ?

Et il n’est pas le seul. De plus en plus de voix se font entendre, laissant la colère monter. « Cela devient de plus en plus compliqué d’expliquer à nos administrés toutes ces lenteurs. D’autant qu’ils payent leur abonnement comme les autres », lâche Nolwenn Bauché, la maire de Guéhenno. Un secteur encore très éloigné, lui aussi, du haut débit.

Si contrairement aux opérateurs privés, Mégalis a la volonté de couvrir les territoires les plus reculés, cela ne semble pas toujours se traduire dans les faits. Le maire de Bieuzy, Alain L’Aigle, confirme :

Je regrette, mais on ne priorise pas les secteurs où il n’y a rien. Alors que c’est là que l’on devrait axer nos efforts.

Et Yannick Lucas, conseiller municipal à Baud, de pointer aussi du doigt les zones rurales oubliées, « là où les agriculteurs ont aujourd’hui besoin d’une bonne couverture », afin de pouvoir répondre à leurs obligations en matière de transmissions des données.

Le satellite, la 4G ?

Mégalis ou opérateurs privés ? Déployer la fibre là où la population est dense ne pose pas de souci. Le faire dans des secteurs où l’habitat se fait plus rare, ça devient plus compliqué. Souvent pour une question de coût.

Néanmoins, présent à Baud, le sous-préfet de Pontivy a soulevé un début de solution. « Il vous faudra peut-être trouver d’autres solutions en matière de haut débit ».

Comme, par exemple, le… satellite qui a justement permis à la petite école de Bieuzy de disposer du… très haut débit. Ou encore la 4G. Mais là ce sera par le biais des opérateurs privés (avec quels tarifs ?).

Déjà dépourvues de plus en plus de services publics, les zones rurales risquent encore d’être le dindon de la farce, une nouvelle fois. Décidément, il ne fait pas bon vivre, de nos jours, en dehors des centres urbains.

 

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