Source: http://www.courrierdesmaires.fr/75230/internet-edouard-philippe-repete-quil-mettra-la-pression-sur-les-operateurs/

Le 5 mai , le Premier ministre, ses conseillers et un certain nombre de ministres étaient dans le Cher. Une « délocalisation » devant permettre aux membres du gouvernement de se « confronter aux Français ». Interpellé sur la question des « zones blanches », Édouard Philippe a assuré que les « objectifs de déploiement du ‘bon débit’ et du ‘très bon débit’ seraient atteints ».

Assis face caméra dans le vaste bureau de la préfète du Cher, Édouard Philippe s’est livré jeudi soir à un exercice de communication 2.0 : « un Facebook live » avec les Français ! Interrogé par « Hervé » sur la mauvaise qualité du débit internet à Chabris, qui ne semble être reliée à la toile que par le satellite, le Premier ministre a réaffirmé les engagements du gouvernement.

« Je crois qu’on va y arriver »

« L’engagement du gouvernement, c’est que nous apportions le « bon débit »  à l’horizon 2020 et le « très bon débit » à l’horizon 2022 ; et ce qui est certain, c’est que la négociation engagée par le gouvernement sous l’autorité de Julien Denormandie [ndlr : secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des Territoires] avec les opérateurs de téléphonie, mais aussi les efforts consenties par les collectivités territoriales doivent nous permettre d’atteindre les objectifs cités. Je crois vraiment qu’on va y arriver » a expliqué le Premier ministre, assurant au passage que la « façon dont on a abordé les négociations est aujourd’hui un peu différente » et que gouvernement n’hésitera pas « à mettre beaucoup de pression sur les opérateurs » !

Un problème de cohésion des territoires

Détaillant ensuite sa visite de la veille dans une maison médicale interdisciplinaire dans le village de Sancoins, où des consultations – notamment en ophtalmologie – sont organisées grâce à la télémédecine, Édouard Philippe a pointé ici un autre aspect de la bonne connexion à internet.

« Tout ce qui se fait à Sancoins est techniquement rendu possible uniquement parce que la connexion internet permet de transmettre au médecin situé à 50 km des images en très haute qualité » a-t-il expliqué, « aussi, je crois que l’enjeu du ‘bon débit’ et du ‘très haut débit’ au-delà du plaisir de regarder la télé sur le câble ou d’avoir accès aux jeux, dépasse celui de la qualité de vie. C’est ici un vrai enjeu de cohésion des territoires, permettant de compenser des difficultés liés à l’éloignement […] mais aussi un enjeu économique, devant permettre à certains de venir s’installer tout en restant connectés ». 

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