L’Arcep confirme les tensions sur la fibre optique

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L’Arcep confirme les tensions sur la fibre optique

CCF14 : L’Arcep confirme les tensions croissante sur le marché quant à la capacité de produire la fibre optique et sa disponibilité .
Les RIP capables d’améliorer la prévisibilité de leurs commandes auront plus de chance d’être d’être servis.
Il est évident que tous ne le seront pas d’ici 2021 !


Source : Arcep , le post mai 2018 

 

Fibre optique : des tensions sur la ligne (de production) ?

Une délégation de l’Arcep s’est rendue le 14 mai dans les deux usines de fibre optique du groupe Prysmian, le numéro un mondial pour l’activité câbles pour l’énergie et les télécoms, situées dans les Hauts-de-France. L’une est à Douvrin, au cœur de l’Artois, l’autre est localisée à Calais depuis 1890. A Douvrin – le « vaisseau amiral » du groupe pour la fibre – sont notamment fabriquées les préformes (la « matière première » avec laquelle est produite la fibre), qui sont transformées en fibres optiques sur place, lesquelles sont ensuite envoyées notamment à Calais où sont produits les câbles optiques de 1 à 4.000 fibres. La quasi-totalité de la production de Calais est livrée sur le marché français.

Cette visite fut l’occasion pour la délégation de l’Arcep de poser à l’industriel la question « Y-a-t-il en ce moment des difficultés pour satisfaire les besoins de fibre dans le monde ?».

Le marché français du FttH, en croissance constante depuis 2012, est « à l’heure actuelle, le plus dynamique en Europe » (13 millions de km/fibres optiques en 2017, contre 5 millions en 2004). La France est, au niveau mondial, le 4ème pays qui déploie le FttH (en terme de volume de fibre déployé), derrière la Chine, les États-Unis et l’Inde. L’état-major de Prysmian estime que « tant qu’un pays n’a pas atteint 2 à 3 km de fibre par habitant (comme c’est le cas en Corée ou au Japon aujourd’hui), il n’a pas terminé son déploiement, la France se situant aujourd’hui à 0,8 km/habitant, soit 100 millions de km/fibre restant à déployer ». Les difficultés à satisfaire toutes les demandes sont dues à la tension sur le marché en raison de la très forte accélération du marché mondial de la fibre (notamment tiré par la Chine, qui représente 60% du marché mondial) et à l’approvisionnement des industriels en préformes dont les capacités de production sont aujourd’hui inférieures à la demande. La production de préformes est une activité à haute valeur ajoutée nécessitant des investissements importants, longs à mettre en œuvre, longs à rentabiliser (environ 7 ans), et dont l’essentiel des coûts est fixe. Prysmian indique avoir d’ores et déjà vendu l’ensemble de sa production mondiale de fibre pour 2018 (environ 40 millions de km) et estime qu’il aurait pu vendre au-moins 15% de plus s’il avait eu les capacités suffisantes. Cela a pu le conduire à favoriser les commandes de certains clients en fonction des volumes et de leur capacité à s’engager sur le long terme, et à décliner d’autres commandes.

L’industriel estime que la solution à ces tensions passe à la fois par l’augmentation des capacités de production (Prysmian a annoncé un investissement de 250 millions d’euros dans ses usines au niveau mondial) et, pour ce qui concerne la France, par l’amélioration de la prévisibilité des commandes des RIP en fibre.

 

 

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