CCF14 : Le VDSL, le satellite, sont des solutions d’attente. Ces offres censées réduire la fracture numérique,  créént un accès et des usages différents, discriminatoires :  accès limité pour le VDSL opérationnel sur les 500 premiers mètres ; satellites  couteux avec des temps de réponses élevés et des quantités de données limitées ; 4G mutualisée sur les réseaux téléphoniques mobiles engendrant des saturations,  limitée en quantité de données. La fibre optique est la seule technologie permet de résoudre ces problèmes pour le moment.

 

Source : https://www.zdnet.fr/actualites/transfo-numerique-vdsl-et-satellite-des-alternatives-credibles-a-la-fibre-39870470.htm

 

Réseaux : Dans les zones blanches où aucune connexion internet n’est disponible, le satellite permet de toucher les lieux les plus isolés. Quant au

VDSL et VDSL 2, ils permettent de bénéficier d’un débit plus rapide, à condition de se trouver à quelques centaines de mètres du nœud de raccordement d’abonnés de l’opérateur.

 

Dans le cadre du plan très haut débit qui prévoit le déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire, les pouvoirs publics ont intégré dans leur réflexion des dispositifs technologiques différents de la fibre, c’est le fameux mix technologique qui englobe 4G fixe, VDSL et Satellite. Les technologies radio et satellite concerneront potentiellement in fine, un nombre conséquent de locaux, évalué à 2,2 millions selon les études. Des alternatives crédibles ?

 

Le VDSL et le VDSL 2 donnent aux entreprises –comme aux particuliers- la possibilité de bénéficier d’un débit supérieur à l’ADSL à travers une “montée en débits”.

Avec le VDSL, les opérateurs sont en mesure de proposer à leurs clients des débits compris, pour le VDSL 2, entre 15 et 50 Mbit/s en débit montant et jusqu’ à 50 Mbit/s en débit descendant selon des chiffres disponibles sur le site internet d’Orange. Le procédé, présenté comme une solution d’attente, a, un temps, eu le vent en poupe, notamment auprès d’élus de région soucieux de réduire la fracture numérique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

L’accélération du déploiement de la fibre, de la part des grands opérateurs puis des collectivités à l’aide des réseaux d’initiative publique (RIP) ainsi que l’activation croissantes d’antennes 4G ont relégué au second plan le VDSL, largement inférieur aux technologies de très haut débit les plus actuelles.

 

Une solution de backup 

Le VDSL souffre en outre d’une limitation majeure : la nécessaire proximité des abonnés avec le répartiteur pour bénéficier de l’augmentation du débit. Ce que reconnaissent bien volontiers les opérateurs, notamment le plus gros d’entre eux, Orange. « Il faut être très proche du NRA [Nœud de raccordement abonnés, Ndr] », reconnaît Géraldine Steinberg, directrice marketing stratégie et innovation chez Orange Business Services. Orange, comme d’autres opérateurs, ont souvent par le passé, communiqué sur une distance vague, inférieur à 1 km du NRA, pour bénéficier de la montée en débit. Une bonne partie des acteurs s’accordent désormais pour évoquer une distance inférieure à 500 mètres.

Chez l’opérateur Nerim, on estime qu’il faut être à « 100 ou 200 mètres du NRA pour atteindre 100 Mbit/s ». Cette proximité nécessaire tient à la particulière sensibilité du VDSL et du VDSL 2 aux perturbations électromagnétiques potentiellement occasionnées par la présence à faible distance d’un équipement électrique comme un panneau publicitaire. Une entreprise qui opterait malgré tout pour cette solution devra donc être particulièrement attentive à la distance qui sépare ses locaux du NRA sous peine de se retrouver avec des débits comparables à ceux de l’ADSL.

Aujourd’hui, si le VDSL demeure une solution technique potentielle, encore présente dans le catalogue des opérateurs, ces derniers préfèrent vanter auprès leurs clients les bénéfices de la fibre optique, une technologie supérieure à bien des égards au VDSL.

Nicolas Guillaume, le patron de Netalis, ne mâche d’ailleurs pas ses mots quant au devenir cette technologie. « Tout comme l’ADSL, le VDSL es en déclin total. Aujourd’hui, lorsque nous avons un appel entrant, les clients nous demandent de la fibre. Lorsque nous n’avons pas d’option technologique à mettre à la disposition de nos clients, nous proposons du VDSL 2. Cependant, nous le présentons comme une solution d’attente ou de backup », assure le fondateur de l’opérateur.

Le futur du VDSL est sans doute là. A l’avenir, les opérateurs pourraient commercialiser cette connectivité uniquement pour les entreprises soucieuses de garantir la continuer du service avec un second lien suffisamment robuste et doté d’un débit réduisant au minimum la gêne occasionnée par une coupure d’accès. 

Lorsque l’ADSL et faiblard (et interdit donc le VDSL) où en cas de mauvaise couverture 4G, l’ultime solution en attendant la fibre peut être le satellite.  

Relativement peu visibles, notamment en raison de la concurrence d’offres plus conventionnelles proposées depuis les réseaux cuivre ou fibre optique, les opérateurs d’offres internet par satellites ont sonné la charge, à l’instar de Nordnet. La filiale du groupe Orange a construit des offres à destination des entreprises. « Dans notre catalogue, nous disposons d’une offre pour les entreprises, Starpro », explique Christophe Outier, directeur commercial et responsable des relations avec les collectivités chez  Nordnet.

Tout comme leurs rivaux, ces opérateurs ont, eux aussi, fait leur révolution : ils évoquent eux aussi le très haut débit. « Notre offre permet d’atteindre des débits de l’offres de 30 Mbit/s en descendant qui peut aller jusqu’à 2 Mbit/s en émission. Il s’agit d’une technologie qui apporte le très haut débit pour ceux qui ne disposerait pas de l’ADSL. Nordnet n’est pas le seul sur ce créneau. L’opérateur Adista a lui aussi développé Satelink, une offre satellite pour les clients isolés. Le service d’Adista propose des débits de 15 Mbit/s en réception et de  4 Mbit/s en émission.

Ces offres, assure-t-on chez Adista, n’ont rien à envier aux offres « terrestres ». « Certaines entreprises utilisent des solutions de voix sur IP et de la data sur notre offre. Le tout fonctionne très bien », affirme Oktay Karabay, directeur des offres télécoms et sécurité chez Adista.

Pour autant, 30 Mb/s est vraiment le minimum pour parler de très haut débit. Quant à la qualité de service, elle pose question.  Les opérateurs n’ont, par exemple, d’autres choix que de mutualiser la bande passante. « Avec notre offre satellite, nous mutualisons la bande passante pour tous nos clients. Dans les faits, un seul client pourrait tout à fait utiliser à lui seul la totalité de la bande passante, mais ce n’est pas ce que nous voulons. (…) Toutes les entreprises abonnées disposent d’un débit raisonnable », indique Oktay Karabay.

La limitation de l’enveloppe de données reste également problématique dans un monde où particuliers comme entreprises se sont habitués à l’abondance pour leurs offres internet fixe. Dans le monde du satellite, tout fonctionne par paliers. L’entreprise pourra souscrire des offres de 60, 100 ou 125 Go par mois.

« L’expérience nous montre qu’avec 100 Go par mois, une entreprise dispose d’une enveloppe suffisante », assure Oktay Karabay. Ce qui reste à vérifier, notamment selon les métiers. Un cabinet d’architecte n’aura pas les mêmes besoins qu’un artisan. Chez Adista, les entreprises, une fois leur débit épuisé, peuvent « remettre le compteur à zéro autant que nécessaire » (moyennant finance), ajoute, de son côté Christophe Outier, pour démontrer que cette limitation n’en est pas vraiment une. D’après Nordnet, plusieurs milliers d’entreprise s’appuient sur cette connexion chaque jour.

Accessible partout

La connexion satellite dispose néanmoins d’une qualité majeure : elle est accessible partout.  Village isolé dans les montagnes, lieu à proximité d’une forêt, station de ski, le signal peut atteindre n’importe quel lieu. Les entreprises éloignées de toute infrastructure peuvent ainsi s’abonner et disposer d’une connexion plus suffisante pour envoyer des données et en recevoir. Le déploiement d’une connexion satellite ne pose pas non plus de problème. Une l’antenne déployée sur le toit du lieu de réception et reliée au routeur installé dans les locaux, la connexion internet irriguera les locaux.

Rappelons qu’Eutelsat va mettre sur orbite le satellite Konnecht VHTS (Very High Throughput Satellite) fabriqué par Thales Alenia Space (TAS) tandis qu’Orange s’occupera de la distribution auprès du grand public. L’opérateur historique estime que 400.000 foyers déjà mal couverts en ADSL car difficile d’accès et/ou isolés seront concernés. Mais Orange pourra également vendre des offres sat dans les pays où il est présent.

Reste que ce satellite ne sera opérationnel que dans trois ans, soit un après la date butoir fixée par le gouvernement pour que tous les Français aient accès à un “bon” haut débit.  

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