La 4G fixe, à quoi ça ressemble ailleurs que dans Le Calvados ?

Internet Haut débit pour tous !

La 4G fixe, à quoi ça ressemble ailleurs que dans Le Calvados ?

CCf 14 : Nomotech, Ozone …des partenaires que le CD 14 a oublié de son projet et qui déploient des solutions alternatives radio 4G fixe ailleurs… ironie du sort. À retenir dans cet
article:  “la 4G fixe, c’est 100 euros la prise contre 3 à 4000 pour la fibre optique” – Philippe Legrand vice-président de Nomotech.”
Source : https://www.zdnet.fr/actualites/la-4g-fixe-a-quoi-ca-ressemble-39871309.htm
Réseaux : Poussées par le gouvernement et le régulateur, les technologies hertziennes visant à offrir du très haut débit sur les territoires non denses commencent à devenir palpables. Reportage en Seine-et-Marne à Limoges-Fourches où le réseau de Nomotech soulage de nombreux habitants.

La Seine-et-Marne n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres du centre de Paris, un coup de RER D et on y est. Pourtant, le département paye le prix de sa ruralité avec une couverture haut débit parcellaire voire famélique. De nombreux habitants de zones pavillonnaires ou encore les exploitations agricoles doivent souvent se contenter d’une connexion a minima (voire inexistante), générant pas mal de frustrations.

L’arrivée de la fibre optique suscite-elle l’espoir ? Oui et non car nous sommes en pleine zone peu dense et il faudra attendre longtemps avant d’avoir une couverture FTTH, notamment dans les zones les plus rurales du département et elles sont nombreuses.

 publicité 

Pourtant, les habitants privés d’une bonne connexion peuvent dès aujourd’hui espérer mieux grâce à la 4G fixe ou plutôt au TD-LTE, technologie d’accès très haut débit hertzienne poussée par le gouvernement.  Partant du principe qu’une France fibrée à 100% en 2022 est un horizon impossible à atteindre, l’idée est bien de continuer à miser sur la 4G ou le satellite pour apporter du THD dans ces zones. Rappelons que l’objectif officielest d’offrir à tous les foyers une connexion minimale de 8 Mb/s en 2020 et de 30 Mb/s en 2022.

Cette approche est différente de la “4G mobile dédiée au fixe” telle qu’elle est aujourd’hui proposée par BouyguesTel, SFR avec leurs 4G box dans quelques zones mal couvertes en DSL. La boucle locale radio TD/LTE est nativement fixe et s’appuie sur un réseau dédié (et non mutualisé), avec des sites dédiés, ce qui fait toute la différence notamment en termes de débits stables. Mais pour cette solution se généralise, il faut libérer des fréquences. C’est désormais chose faitepuisque le Gouvernement et l’ARCEP ont ouvert un guichet pour l’attribution de la bande de fréquence 3410-3460 MHz.  

Une première autorisation a été délivrée à la société Sem@for77 en Seine-et-Marne qui utilisera ces fréquences pour moderniser le réseau d’accès à Internet hertzien d’initiative publique porté par le syndicat mixte Seine-et-Marne Numérique. 20.000 abonnés, répartis sur 142 communes sont concernés. Divers acteurs locaux ou régionaux sont d’ores et déjà positionnés sur le très haut débit radio. Il y a notamment NomoTech qui exploite la marque Ozone.

Ce dernier et le département sont en pointe sur la question pour la simple et bonne raison qu’une autre technologie radio avait été déployée : le WiMax. Peu qualitative, elle a déçu mais elle a permis de bâtir une expertise. C’est en s’appuyant sur cette expertise radio que le département a rapidement fait le choix d’expérimenter le TD-LTE. Après les tests, la 4G fixe passe aujourd’hui la deuxième vitesse.

Aujourd’hui, à Limoges-Fourches, un réseau 4G fixe opéré par Nomotech et commercialisé par sa marque Ozone mais aussi par NordNet (Orange) est disponible et permet de distribuer un débit théorique de 30 Mb/s aux abonnés. Un changement majeur pour des habitants habitués à 512 kb/s au mieux… L’antenne a été déployée sur un point haut (un château d’eau) à Limoges-Fourches et diffuse le signal.

Nous sommes très satisfaits de cette solution”, nous explique Dominique Leroy (DG de Seine-et-Marne Numérique). “Le réseau DSL n’a pas évolué depuis 10 ans, il fallait trouver une solution, beaucoup de communes n’ont même pas 2 Mb/s de débit, ce n’est pas possible quand on est à 30 kilomètres de Paris. On apporte une solution immédiate et peu coûteuse pour les collectivités”. “La 4G fixe, c’est 100 euros la prise contre 3 à 4000 pour la fibre optique”, ajoute Philippe Legrand vice-président de Nomotech.

70/80 foyers de la zone de Limoges-Fourches sont d’ores et déjà abonnés (30 à 35 euros par mois) et sentent vraiment la différence. Surtout, le raccordement est aisé. Lors d’une demande, un technicien se déplace pour un test avant installation. Si le foyer est éligible (il ne doit pas avoir trop d’obstacles physiques entre le foyer et l’antenne), il suffit de poser une pico-antenne sur le toit de la maison reliée à une box classique. 

“C’est le jour et la nuit”, nous confie un abonné Ozone de Evry-Grégy-sur-Yerre, résidant dans une zone pavillonnaire situé à plus de 3 kilomètres de l’antenne 4G et qui a “essuyé les plâtres” avec l’opérateur. “Après des débuts un peu compliqués, la qualité de service s’est améliorée et j’ai aujourd’hui un débit pratique de 10 Mb/s contre moins de 1 quand je suis arrivé ici. J’ai hâte de passer au 30 Mb/s”.

En effet, Nomotech promet des évolutions du THD radio notamment grâce à l’ouverture de la bande de fréquence 3410-3460 MHz. “En 2020, on pourra offrir 100 Mb/s et même atteindre le Gb/s théorique en 2022”, promet Philippe Le Grand, 

Encore faut-il faire connaître la technologie. Le bouche à oreille fait souvent son effet mais les opérateurs concernés reconnaissent que la “radio” est encore méconnue et l’échec patent du WiMax a laissé des traces, ils comptent donc sur le futur guichet de cohésion numérique pour faire la promotion de cette technologie. Auprès du grand public mais aussi des entreprises. “Il faut que la promotion des solutions technologiques soit équitable”, prévient le vice-président.

Il s’agit également d’accompagner l’équipement des foyers car l’installation a un coût. Le guichet proposera des enveloppes de 150 euros, le reste sera pris en charge par les FAI, “car le prix réel d’une installation tourne autour de 450 euros”, précise Philippe Le Grand.

L’Idate estime qu’1,3 million de locaux pourraient être concernés par les alternatives au FTTH. “Selon nos projections, en 2022, 50% des connexions seront en FTTH, 35% en VDSL2/FTTN (Fiber To The Neighbourhood) et les 15% restant en LTE ou satellite”, avance Antoine Darodes, directeur de l’Agence du Numérique. 

Reste la question de la pérennité. Pour Antoine Darodes, la 4G fixe est “limitée” mais peut faire office d’offre transitoire. Mais on le sait, le transitoire peut vite devenir définitif… Par ailleurs, il faut répéter que cette approche ne conviendra pas à toutes les topologies. Nomotech affirme de son côté que 10 départements ont intégré la 4G fixe dans leurs appels d’offres et que 14 autres doivent le faire en 2019.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.