Dans d’autres départements que le Calvados certains maires ont compris les enjeux du très haut débit pour leurs communes

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Dans d’autres départements que le Calvados certains maires ont compris les enjeux du très haut débit pour leurs communes

CCF14 :  Voici un témoignage dont nous  aurions bien aimé qu’un maire (ou l’association des maires) du Calvados nous fasse part !

 

Source : https://www.leprogres.fr/haute-loire-43/2019/01/28/nous-voulons-des-reponses-de-proximite

 

Maire de Laussonne et président de l’association des maires ruraux du département, Pierre Gentes a participé au débat organisé à Valence (Drôme) en présence du président de la République.

Selon Pierre Gentes, les réponses devront être concrètes.  Photo archives  LA TRIBUNE - LE PROGRÈS
 

Vous avez assisté au grand débat en présence d’Emmanuel Macron, jeudi. Pensez-vous que cet échange peut faire avancer les choses ?

« J’ai été invité en tant que président de l’association des maires ruraux de Haute-Loire. Mais je n’étais pas le seul représentant du département. Il y avait Jean Proriol, Cécile Gallien, Jean-Pierre Marcon, Laurent Wauquiez et le préfet Yves Rousset. À mon sens, cela peut porter ses fruits. Nous, les maires ruraux, nous avions pressenti la crise actuelle. Nous avions alerté sur le monde rural qui souffre. Le mouvement des Gilets jaunes a émergé sur des revendications légitimes : les 80 km/h, les taxes sur les carburants… Nous en avions parlé bien avant le 17 novembre. Et je pense que le président a compris et qu’il cherche maintenant à ce que le terrain fasse remonter des propositions. »

D’où l’intérêt de rencontrer les maires ?

« Effectivement, les maires restent les élus respectés par la population. Nous sommes au plus près des citoyens. C’est aussi pour cela que le 8 décembre avec mes homologues de Haute-Loire, nous avons ouvert nos mairies. Je vous avoue que je ne pensais pas que mes administrés viendraient. Pourtant dès 9 heures, ils étaient une douzaine devant la porte, ravis de pouvoir faire part de leur revendication et de les écrire librement. Ils ont enfin eu le sentiment d’être entendus et de pouvoir s’exprimer. À Valence, douze départements étaient représentés. Il y avait des maires de petites communes, comme moi, et des maires de grandes villes, comme Gérard Collomb. Nous avons pu poser nos questions, celles qui correspondaient à nos territoires et aux attentes de nos administrés. Mais nous étions également là pour faire des propositions. »

 
 

« Il faudra du concret, nous y serons attentifs »

Quelles ont été les thématiques que vous avez abordées face au président ?

« J’ai traité du très haut débit, d’internet et de la téléphonie, tout en rappelant à Emmanuel Macron qu’il ne fallait pas oublier nos territoires ruraux, car nous souffrons beaucoup de l’inégalité numérique. Pour les habitants de zone rurale, les difficultés de connexions internet sont vécues comme une réelle injustice. J’ai également abordé la question des Ehpad (Établissement pour personnes âgées dépendantes), en prenant l’exemple de ma commune. Nous avons cinquante-sept lits et nous devons les conserver. Je lui ai rappelé l’importance de ce maillage territorial et surtout la nécessité de permettre aux personnes âgées de finir leur vie dans des conditions optimales, bien entourées et bien soignées. »

Et maintenant ?

« On espère que le président prendra en compte toutes nos remarques et nos réflexions. L’opération du grand débat dure jusqu’au 15 mars. Il faudra du concret, nous y serons attentifs. »

En tant que maire d’une petite commune de Haute-Loire, que souhaiteriez-vous qu’il ressorte du grand débat ?

« Avec l’association des maires ruraux, nous avons toujours dénoncé la centralisation de la politique. Il y a bien eu les lois de 1984 qui étaient censés donner du pouvoir aux Départements et aux Régions, mais on a fait tout le contraire. Maintenant, tout comme nos administrés, nous voulons des réponses de proximité. D’ailleurs, le président s’est engagé à mieux décentraliser. Autre chose, quand j’ai écouté le maire de Lyon, j’ai été conforté dans l’idée qu’il était indispensable d’arrêter de vouloir mettre tous les territoires dans le même cadre. Il faut arrêter de tout vouloir normaliser. À Laussonne, je n’ai pas les mêmes problématiques qu’à Lyon. Il est maintenant urgent que cela soit entendu et pris en compte. »

 

Propos recueillis par Séverine FABRE

 

 

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