Pas de Très haut débit pour tous en 2022 malgré 80% des foyers et entreprises éligibles à la fibre

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Pas de Très haut débit pour tous en 2022 malgré 80% des foyers et entreprises éligibles à la fibre

Source : Courriers des Maires et des Elus 

CCF14 : Cette fois c’est le périodique “Le courrier des maires et des élus” qui rejoint une analyse que nous avons  faite à maintes reprises  au travers de nos actions et de nos publications depuis 2014 déjà ! il n’y aura pas de très haut débit pour tous en 2022 et ce sont les territoires ruraux les plus nécessiteux qui resteront oubliés de la fibre optiue. La dynamique engagée par le nouveau gouvernement est certes bonne mais se heurte au terrain… On se demande comment le Département du Calvados peut encore avoir l’audace de maintenir  l’échéance à moins que cela ne soit pour des raisons électorales en 2021 ?

 

Pas de Très haut débit pour tous en 2022 malgré 80% des foyers et entreprises éligibles à la fibre

 

par Emilie Denètre

 

Vendee-Numerique-le-Tres-Haut-Debit-pour-tous-les-VendeensVé© CD Vendée

Selon les résultats de l’Observatoire du Très haut débit (THD), la promesse de rendre éligible à la fibre 80% des foyers, entreprises et collectivités d’ici 2022 devrait être tenue par les filières. En revanche, 6,4 millions de prises resteront à construire après 2022 pour atteindre l’objectif d’un THD pour tous. Pour un tiers d’entre elles, il sera nécessaire de s’appuyer sur d’autres technologie que la fibre : satellite ou THD radio.

 

Si l’objectif extrêmement ambitieux fixé par l’ancien ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, d’atteindre le THD pour tous en 2022 paraît s’éloigner, certains des sous-objectifs seront bel et bien atteints.

Le cap des 4 millions de prises à construire

En premier lieu, celui de rendre éligibles à la fibre 80% des foyers, entreprises et collectivités d’ici 3 ans. Selon les résultats fournis par l’Observatoire du THD, qui a travaillé pour sa septième édition en étroite collaboration avec la Banque des Territoires et le CGET (Commissariat général à l’égalité des territoires), la montée en charge des filières a bien eu lieu. « Nous sommes sur une bonne dynamique, a commenté Étienne Dugas, le président d’InfraNum, la fédération des entreprises partenaires des territoires connectés, avec 2,6 millions de prises construites en 2017 et 3,2 millions en 2018. Le plus difficile a été le démarrage, nous avons maintenant automatisé les process ».

L’objectif des filières est d’ailleurs fixé à plus de 4 millions de prises à produire par an jusqu’en 2022, avec un pic en 2020 avec 4,5 millions de prises à connecter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6,4 millions de prises à construire après 2022

Mais il resterait donc 6,4 millions de prises à construire après 2022 pour atteindre, en 2025, « la société du gigabit ». Et dès lors, plusieurs questions se posent, notamment celle du financement. En effet, la moitié de ces quelque 6 millions de prises n’a pas encore trouvé d’enveloppe budgétaire. Or ce sont ces derniers raccordements qui seront certainement les plus coûteux car les plus difficiles d’accès.

Selon les calculs opérés par l’Observatoire, le coût est estimé à 5,7 milliards d’euros d’investissement, dont 2,6 milliards de fonds publics. En juillet 2017, Jacques Mézard avait promis d’abonder le fonds THD à hauteur de 1,3 milliards à 1,5 milliards d’euros, sans que cela soit pour le moment suivi de faits. Une manière pour l’exécutif de se défausser qui agace nombre de collectivités, réunies au sein de l’Avicca. En avril dernier, elles menaçaient justement de quitter le Comité de Concertation France Très Haut Débit.

Autre souci pour les derniers raccordements: celui de la technologie. Un tiers des 6,4 millions de prises à construire post-2022  ne pourront pas bénéficier de la technologie fibre. Il faudra alors se tourner vers des dispositifs alternatifs, type Satellite ou THD radio.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l’Observatoire, malgré la mise en place du dispositif « cohésion numérique », il est absolument nécessaire de « laisser plus de temps  aux départements pour déposer leurs dossiers de demandes de fréquences auprès de l’Arcep ». Une quarantaine de départements seraient concernés.

Des questions essentielles à l’heure où la fracture numérique est pointée du doigt comme un facteur aggravant le sentiment de relégation sociale, et où les impatiences dans les territoires sont aujourd’hui largement ressorties lors de la crise des gilets jaunes puis au cours du grand débat.

 

 

 

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