Empreinte carbone numérique : de la fibre optique à la 4G, d’un extrême à l’autre

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Empreinte carbone numérique : de la fibre optique à la 4G, d’un extrême à l’autre

CCF14 : Sans surprise la consommation (annuelle et pas mensuelle) de la 4G dépasse largement tous les autres moyens de transport des flux de communications et d’ internet. Une consommation  amplifiée par les applications mobiles connectées en permanence (et du code source de moins en moins vertueux). Ce pourquoi la 4G dédiée ne peut être qu’une solution temporaire sur les territoires ruraux et que seule la fibre optique limite l’impact environnemental d’Internet. 

 

Source : Clubic

Fibre optique

© Shutterstock.com


L’Arcep s’est intéressée aux impacts environnementaux des réseaux du numérique, et plus particulièrement aux technologies utilisées par les opérateurs.

En France, les émissions de gaz à effet de serre (GES) des opérateurs de télécommunications sont dues, en majorité, à la consommation électrique de leurs réseaux. Cette consommation énergétique pèse lourd sur les factures des entreprises puisqu’on estime qu’elle représenterait entre 15 et 20 % des coûts d’exploitation. L’Arcep, qui vante les mérites des réseaux les plus « récents », veut inciter les opérateurs à améliorer leur efficacité énergétique.

La fibre optique, bien moins gourmande en énergie que l’ADSL et le réseau téléphonique fixe

Le réseau d’accès constitue la plus grosse part du coût énergétique des échanges réseaux des opérateurs (80 % des consommations énergétiques du réseau de Free provenaient du réseau d’accès en 2017, à titre d’exemple). Aujourd’hui, plusieurs réseaux cohabitent : le cuivre (ADSL, VDSL), le câble, la fibre optique et le réseau cellulaire (pour les mobiles).

S’agissant d’abord des réseaux fixes, l’Arcep précise que la fibre optique consommerait, en moyenne, un peu plus de 0,5 Watt par ligne. C’est trois fois moins que l’ADSL, qui consomme 1,8 W/ligne, et surtout, quatre fois moins que le RTC (2,1 W), le réseau téléphonique fixe. Malgré l’explosion des usages, on note ainsi, avec le temps, un réel gain de consommation.

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Les émissions de carbone des opérateurs de télécommunications français ont diminué peu à peu, après le pic de 2014 (Source : Arcep)

 

La 4G consomme plus d’électricité que la fibre, l’ADSL et les lignes fixes réunies

Qu’en est-il maintenant des réseaux cellulaires ? Leur consommation, contrairement aux réseaux fixes, dépend foncièrement des usages. On mesure ainsi leur consommation en kWh par giga-octet de données transmises. Selon l’un des acteurs auditionnés par le régulateur, elle s’élèverait à 0,6 kWh/Go. On estime alors, pour une consommation mensuelle moyenne de 6,7 Go, qu’un utilisateur lambda 4G consommerait autour de 50 kWh d’électricité chaque mois. Ce qui est conséquent.

En effet, l’utilisation du réseau mobile 4G dépasse très largement celle d’une ligne fibre optique (5 kWh), d’une ligne ADSL (16 kWh) et même d’une ligne RTC (19 kWh).  (CCF14 : par an)

Se pose ainsi la question du maintien, à terme, des technologies cuivrées ou mobiles anciennes, qui fournissent le même service aux utilisateurs mais avec une consommation énergétique plus importante et des débits moindres.

Source : Arcep

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