Pour limiter les zones blanches de la 4G, les opérateurs mutualisent 14 000 pylônes

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Pour limiter les zones blanches de la 4G, les opérateurs mutualisent 14 000 pylônes

Les opérateurs se sont engagés à multiplier les antennes pour résorber les zones blanches de la téléphonie mobile.
L’un des premiers pylônes mutualisés entre en service ce lundi 18 novembre en Vendée. 5 000 doivent suivre.

Le pylône de Monournais (Vendée) est l'un des premiers pylônes mutualisés entre les différents opérateurs téléphoniques.
Le pylône de Monournais (Vendée) est l’un des premiers pylônes mutualisés entre les différents opérateurs téléphoniques.
| FÉDÉRATION FRANÇAISE DES TÉLÉCOMS.

Un pylône de téléphonie mobile qui sera utilisé par les quatre opérateurs de téléphonie mobile est inauguré ce lundi 18 novembre à Montournais en Vendée. 5 000 autres doivent suivre, dont 500 d’ici juillet 2020. Il s’agit de réduire les zones blanches de téléphonie, dont l’étendue fait débat.

 

Officiellement, 99 % de la population est couverte en 4G

Pour les plus accros d’entre eux, les utilisateurs de smartphone peuvent être pris de panique quand ils perdent le signal de leur opérateur. Une lecture rapide des statistiques pourrait faire croire que cela n’arrive quasiment jamais. Les opérateurs affichent en effet un taux de couverture de 99 % de la population française en technologie 4G (4e génération), qui fournit actuellement les plus hauts débits.

Mais le débit varie en fonction de l’éloignement du pylône et du nombre de téléphones connectés. Les opérateurs communiquent par ailleurs sur la population couverte et non sur le territoire desservi. Ce qui veut dire que des zones très peu peuplées comptent pour rien dans cette approche.

Selon Michel Combot, directeur général de la Fédération française des télécoms, il n’existe pas de statistiques sur le territoire couvert par la 4G. « Cependant, les 14 000 pylônes en projet dans le New Deal Mobile, qui permettront de passer de 99 % à 99,6 % de la population couverte par la 4G, représentent 7 % du territoire. »

« Ça ne se passe pas comme ça dans la réalité »

 

Ariel Turpin, le directeur général de l’Avicca (association de collectivités pour l’électronique) met en doute ces chiffres : « 99 %, c’est l’hypothèse haute des simulations, explique-t-il. Ça ne se passe pas comme ça dans la réalité. Les ondes sont barrées par les feuilles, la météo, les dénivelés. À 500 mètres d’un pylône, vous pouvez ne pas avoir de réception. » Ariel Turpin salue cependant les efforts faits par les opérateurs même s’il regrette qu’ils commencent par les zones les plus rentables : « Ils arrosent là où c’est déjà mouillé. »

Ces efforts ont fait l’objet d’un accord New Deal Mobile en janvier 2018, entre l’État et les opérateurs, pour grignoter les zones blanches et grises (absence de certains opérateurs). « En pratique, l’État a renoncé à son système d’enchères pour les renouvellements de fréquence en échange d’un surinvestissement de la part des opérateurs, explique Michel Combot. Le New Deal Mobile représente 3 milliards d’euros de plus en cinq ans, de 2018 à 2022. »

Les objectifs du New Deal Mobile | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE

Pas de « modèle économique » dans certains endroits

L’extension de la zone couverte peut passer par la mutualisation d’un même pylône entre les quatre opérateurs. « Dans certaines zones, aucun opérateur ne trouve de modèle économique tout seul », justifie Michel Combot. L’un des tout premiers pylônes mutualisés est inauguré ce lundi 18 novembre à Montournais en Vendée.

Un premier a déjà été mis en service à Lanloup (Côtes-d’Armor). Un autre suivra à Botmeur (Finistère). À l’échelle de la France, « une toute petite dizaine de pylônes mutualisés ont été mis en service », concède Michel Combot.

Mise en service de 500 pylônes attendue à la mi-2020

On est loin du compte puisque le New Deal Telecoms vise à terme l’implantation de 5 000 pylônes. « Il faut deux ans en moyenne, pour identifier les sites, en s’assurant que les nouveau pylônes n’entraînent pas le brouillage des pylônes voisins, faire la concertation avec les élus, tenir compte des contraintes administratives, le cas échéant construire plusieurs kilomètres de ligne électrique dans les zones éloignées du réseau. »

C’est aux élus locaux d’identifier les zones qu’ils souhaitent voir couvertes par les 5 000 pylônes, charge aux opérateurs de les financer et de les ériger. Les premières identifications ayant été faites en juillet 2018, la floraison des pylônes devrait commencer réellement en juillet 2020. 485 sont attendus à cette date.

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