Téléphonie mobile : la question des zones blanches

Internet Haut débit pour tous !

Téléphonie mobile : la question des zones blanches

 

Source Ouest France du 26/01/2020 

Par Even VALLERIE.

 

De nombreux points du territoire sort en zone blanche.

Archives Ouest-France.

Malgré les efforts d’équipement, les téléphones mobiles ne captent rien dans certaines zones rurales et parfois même dans des zones urbaines. C’est ce qu’on appelle les zones blanches.

Une zone blanche, c’est un secteur géographique ou les téléphones mobiles ne captent aucun signal. Les opérateurs affirment que 99 % de la population est en capacité de recevoir la 4G (téléphonie mobile de 4e génération), mais ce n’est pas le vécu des utilisateurs. D’une part, ce n’est pas 99 % du territoire, mais 99 % de la population. D’autre part, les utilisateurs peuvent constater des zones blanches alors que les cartes des opérateurs affirment le contraire.

Ariel Turpin, Ie directeur général de I’Avicca (Association de collectivités pour les communications électroniques) met en doute ces chiffres :

99 %, c’est l’hypothèse haute des simulations, explique-t-il. C’est one approche théorique : si je mets un pylône ici, ça couvre toute cette zone… Mais ça ne se passe pas comme ça dans la réalité. Les ondes sont barrées par les feuilles, la météo, les dénivelés. A 500 mètres d’un pylône, vous pouvez ne pas avoir de réception. 

Les modèles utilities par les opérateurs enjolivent donc la réalité. Cet élu traverse régulièrement une zone de banlieue parisienne, entre Melun et Villeneuve,

où la 4G ne cape pas alors que les cartes des quatre opérateurs affirment Ie contraire ! ça dessert leur action car les gens voient les cartes et se disent que ce n’est pas vrai. Même si c’est vrai à 95 %. 

Ariel Turpin salue cependant les efforts faits par les opérateurs, même s’il regrette qu’ils commencent par les zones les plus

rentables :   

lls arrosent la ou c’est déjà mouillé.

La 4G se propage moins bien que la 3G

Alain Sibille, professeur 8 Telecom Paris Tech et spécialiste des réseaux sans fil, pose un oeil de scientifique sur la question.

Les liaisons se font mieux dans les basses fréquences, or, la tendance dans la téléphonie est de monter en fréquence. La 3G était à 2 Gigahertz, la 4G est a 2,6 Ghz, la 5G sera à 3,4 Ghz. C’est une question d’atténuation du signal, quand on monte en fréquence, les matériaux atténuent davantage. C’est aussi one question de capacité des ondes a contourner les obstacles. En ville, elles sort aides par les bâtiments, qui les réfléchissent. La 4G utilise la bande de 2,6 Ghz dans les villes car elle permet de forte débits, mais la 4G transite aussi parfois par desfréquences plus basses, 8 0,7 Ghz et 0,8 Ghz, inférieures à celles utilisées par la 3G. La distance joue davantage dans les hautes frequences. Normalement quand yous multipliez la distance par deux, vous divisez la puissance par quatre. Dans les nouvelles générations de téléphone, la puissance est divisée par 16.

La météo intervient également. 

La pluie et la grèle interagissent davantage à haute fréquence. Dans la 5G, en cas degros orage, la puissance pourra être divisée par dix. >> Cela peut notamment intervenir dans les connexions entre les antennes relais et les coeurs du réseau qui se font parfois par ondes radio et non par fibre optique.

Alain Sibille parvient donc aux mêmes conclusions qu’Ariel Turpin. 

99% ? C’est bien moins en réalité, surtout en montagne. >>  En revanche, la 5G devrait faciliter la réception dans les trains car Elle est moins  sensible à la vitesse du récepteur.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer