Home Téléphonie4G/5GDéploiement de la 5G : le gouvernement lance une mission d’enquête

Déploiement de la 5G : le gouvernement lance une mission d’enquête

Source :Le Parisien

 

Alors que la Convention citoyenne sur le climat et plusieurs associations réclament un moratoire, une mission va travailler tout l’été sur l’évaluation des risques sanitaires et écologiques du très haut débit de cinquième génération.

 Le futur réseau télécom 5G ne sera accessible qu’à la toute fin 2020.
Le futur réseau télécom 5G ne sera accessible qu’à la toute fin 2020. AFP
Par Daniel Rosenweg
Le 26 juin 2020 à 19h13
 

Comme avant l’arrivée de la 4G, le futur réseau télécom de cinquième génération (5G), qui ne sera accessible qu’à la toute fin 2020, suscite une polémique de plus en plus vive quant à ses possibles effets sur la santé et l’environnement.

Le Sénat va d’ailleurs consacrer à ce sujet une table ronde le mercredi 1 er juillet. En attendant, face aux critiques des associations et, dit-on à Bercy, à la propagation de « fake news », le gouvernement a décidé de lancer une mission d’étude interservices qui devra rendre ses conclusions début septembre. Soit juste avant le lancement des enchères sur les fréquences de la 5G.

En février dernier, deux associations, Agir pour l’environnement et Priartem, ont jeté le premier pavé dans la mare en déposant un recours devant le Conseil d’Etat. Selon leur avocat, Me Lafforgue, cette nouvelle technologie aux effets méconnus doit, à ce titre, « faire l’objet d’une évaluation environnementale ».

 

Véran et Borne favorables à un moratoire

 

Rebelote cette semaine à l’occasion de la publication des conclusions de la Convention citoyenne. Celle-ci préconise « d’évaluer les avantages et les inconvénients de la 5G par rapport à la fibre, avant et non après avoir accordé les licences pour son développement ». Quatre associations ont rebondi sur les travaux de la Convention, qui réclame un moratoire sur le déploiement du futur réseau très haut débit mobile, et s’en sont fait l’écho dans un courrier à Agnès Pannier-Runacher, en charge du dossier à Bercy.

Du coup, branle-bas de combat général. Le gendarme des télécoms, l’Arcep, y est déjà allé de son commentaire : rien dans la littérature sur la 5G ne permet de soupçonner un risque sanitaire, avance en substance son président, Sébastien Soriano. Se référant à un récent rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), qui constatait, elle, un « manque de données » sur les effets sanitaires et environnementaux de ces nouveaux réseaux, les ministres de la Santé, Olivier Véran, et de l’Ecologie, Elisabeth Borne, soutiennent la demande de moratoire.

 

Au contraire, au ministère de l’Economie, on met en avant certaines données connues mais aussi et surtout le retard de la France dans le lancement de la 5G, pour s’opposer à tout ralentissement du calendrier. « La France est le dernier pays de l’OCDE à déployer la 5G, elle a 15 mois de retard sur la Corée, justifie-t-on à Bercy pour maintenir l’objectif — déjà reporté pour cause de crise sanitaire : mise aux enchères des fréquences dédiées à la 5G entre le 20 et le 30 septembre (au lieu d’avril) puis déploiement des antennes et des autorisations d’implantations et d’utilisation de matériels, dont ceux du chinois Huawei qui suscite une surveillance particulière. Enfin, espère-t-on, premières offres commerciales attendues avec le Père Noël.

 

Le réseau 4G bientôt saturé ?

Un autre argument plaide pour le maintien du calendrier, c’est la projection concernant le réseau 4G. Les usages se sont tellement démultipliés que les experts estiment qu’en 2022 ce réseau lancé en 2013 sera saturé. Avec la 5G, c’est l’assurance de pouvoir faire circuler huit à dix fois plus de data à énergie constante, donc, insiste Bercy, « sans incidence sur le climat ».

Partagez !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer