29 juin 2020

Toujours plus de millions d’euros de la région pour le très haut débit

Par admin

CCF14 : Etre généreux avec nos impôts, c’est bien. Nous endetter sur des années interroge :  où part cet manne ? est-elle utilisée à bon escient ? quelles modalités de contrôle ? les millions promis pour le THD servent-ils davantage aux Holdings de Covage/SFR qu’au (peu d’) usagers du réseaux RIP14 (le CD14 est le seul à pouvoir “contrôler !”) Si les leçons de la crise ne comprennent que l’endettement et pas le contrôle, bien des projets, réussis ou pas, deviendront des gouffres (d’ou les tensions sur le budget en dernière partie d’article)

Source : OF du 22/06/20 

Covid-19. L’action de la Région Normandie saluée, que restera-t-il de la crise ?

Le conseil régional de Normandie s’est réuni à Rouen, ce lundi 22 juin 2020. Une plénière au tiers : les groupes ont trouvé un accord pour limiter le nombre de leurs élus présents afin de maintenir la distanciation physique dans l’hémicycle. Dans la crise, « la Région a adopté les mesures qui s’imposaient », a reconnu en grande partie l’opposition.

Les voix de la concorde

« La Région a adopté les mesures qui s’imposaient. » Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas une voix issue de la majorité régionale qui a rendu cette sentence ce lundi, lors de la session plénière du conseil régional à Rouen, mais la présidente du groupe des élus communistes et Front de gauche, Céline Brulin.

 

Quelques minutes plus tard, le chef de file du groupe socialistes, radicaux et citoyens, Nicolas Mayer-Rossignol, y est allé de ses remerciements également. Ils sont adressés à l’ensemble des personnes de la première ligne, mais aussi à la majorité d’Hervé Morin (Les Centristes) : « On peut avoir des divergences et se retrouver quand l’unité du pays est menacée. Merci pour le climat constructif dans lequel se sont déroulés nos travaux pendant cette période. »

Les premiers coûts de la crise

14 millions de masques achetés pour 13,5 millions d’euros (plus de 10 millions d’euros doivent revenir de l’Europe et de la revente aux entreprises), 70 millions d’euros (aides et prêts) pour soutenir l’économie, 6 millions d’euros pour le monde culturel… Anne-Marie Cousin, vice-présidente en charge des finances, chiffre à 167 millions d’euros les dépenses supplémentaires liées à l’ensemble des dispositifs lancés par la Région pour faire face à la crise.

Les pertes de recettes de fonctionnement (50 millions d’euros, dont 20 millions rien qu’à cause de l’effondrement du nombre de cartes grises délivrées) « vont impacter notre capacité de désendettement ». Avec une dette de 153 € par habitant en 2019, la Région était la moins endettée de France et devrait le rester (325 € par habitant en Bretagne, 440 € dans les Pays de la Loire).

Monde d’avant, monde d’après

Chacun avec leurs mots et leurs idéaux, les groupes politiques appellent à relocaliser l’industrie. Pour Timothée Houssin, l’épisode donne raison à deux étendards du Rassemblement national : « Crise de la mondialisation, crise des frontières. » Nicolas Bay, son chef de groupe, demande plus tard la garantie que « l’argent public sera utilisé au service de l’économie locale. Les aides pour la filière automobile avec Renault qui veut délocaliser, et les craintes pour le site de Dieppe, ça pose un véritable problème… »

« Ce sont les petits salaires qui ont fait tenir la France, souligne la communiste Céline Brulin. Il faut aider les plus modestes et augmenter de moitié le nombre d’infirmiers et aides-soignants formés en Normandie. » Pour l’écologiste Laëtitia Sanchez, « il faut renforcer les coopérations, favoriser la transition écologique, stopper les investissements routiers ».

« La Région s’est impliquée au-delà de ses compétences pour faire face à l’urgence. On ne peut pas exclure une résurgence du virus dans les prochains mois », considère Nicolas Mayer-Rossignol, dans l’attente « d’un portage politique fort » sur le plus long terme concernant les lycées, l’économie, l’écologie et la culture.

Les leçons de la crise

La politique de développement économique de la Région a rendu « la Normandie plus forte pour aborder la crise, considère le président Hervé Morin. La crise nous donne également raison d’avoir engagé le désenclavement de la Normandie, en premier lieu à travers la refonte radicale des transports ferroviaires ». Il y aura 120 pôles de santé libéraux et ambulatoires dans deux ans en Normandie.

240 millions d’euros sont investis pour accélérer le déploiement du très haut débit (2021 dans l’Eure et le Calvados, 2025 ailleurs). L’installation du Giec normand définira une politique plus respectueuse du climat. « La crise nous donne raison », répète Hervé Morin. « La Région a été présente, apprécie le socialiste Laurent Beauvais. L’endettement augmente mais je serai le dernier à le critiquer. » (…)

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