21 août 2020

THD en Europe : l’Ukraine progresse rapidement, la France surprend

Par admin

CCF14  Un article qui confirme nos (vieux !) arguments :

  • la fibre présente moins d’intérêt en ville la où l’adsl /vdsl offre des débits corrects, de ce fait les abonnés hésitent à changer de technologie (et d’opérateur)
  • il y a de réelles opportunités en revanche dans nos territoires ruraux où le débit est globalement très mauvais dans le Calvados  : les abonnés hésitent beaucoup  moins à choisir la fibre , y compris si cela impose de changer d’opérateur.
 
Source : Next Impact
 

Selon l’Idate, l’Europe (hors Russie) compte près de 7 millions d’abonnés au très haut débit (FTTH et FTTLA) au 30 juin dernier, dont environ 1 million uniquement en Ukraine, ceci grâce à une croissance très importante lors des six premiers mois de l’année. À elle seule, la Russie représente 5,2 millions d’abonnés.

ARCEP Q2 2012 haut et tres haut debit

 Les derniers chiffres fournis par l’ARCEP.

L’Ukraine et la Russie en locomotives

Alors qu’en Europe de l’Ouest, le très haut débit progresse très lentement, bien que la France semble montrer quelques signes intéressants ces derniers mois, à l’Est, où les lignes ADSL sont moins développées, la croissance du FTTH et du FTTLA est impressionnante. L’Ukraine a ainsi gagné 465 000 nouveaux abonnés très haut débit lors du premier semestre 2012, tandis que la Russie a affiché une croissance impressionnante de 719 000 abonnés THD.

719 000 abonnés, c’est à quelques dizaines de milliers près le nombre total d’abonnés au très haut débit en France, dont une très grande majorité chez Numericable. Au 30 septembre 2012, le câblo-opérateur a d’ailleurs annoncé compter 585 000 abonnés très haut débit.

La surprise française

Outre la Russie et l’Ukraine, les autres pays européens ou ses voisins ayant le plus recruté d’abonnés THD sont la Turquie, avec 212 000 nouveaux clients, et en quatrième position, la France, avec 99 000 abonnés supplémentaires lors du premier semestre. Au regard de la croissance de Numericable et d’Orange, la barre des 100 000 clients très haut débit supplémentaires sera certainement dépassée lors du second semestre de cette année.

 

D’après Roland Montagne, l’un des experts de l’Idate, la France surprend « car les opérateurs font un peu plus de publicité sur les bénéfices de la fibre pour les abonnés ». Néanmoins, contrairement aux pays de l’Est, le problème majeur de la France reste toujours le même : « l’ADSL est de bonne qualité, donc la différence en termes de service et d’innovation n’est pas toujours évidente pour l’utilisateur. » D’autant que la fibre est aujourd’hui principalement disponible en ville en France, là où l’ADSL est le plus performant.

Sur ce sujet, Jean-Ludovic Silicani, le président de l’ARCEP, notait d’ailleurs que « si les opérateurs publics et privés réussissent à accélérer le déploiement dans les zones moins denses, où les débits sont moins bons et où il existe une forte demande pour la fibre, dans ces zones-là le taux d’abonnement et le retour sur investissement, seront sans doute sensiblement plus élevés ».  CCF14 : (Un argument évident mainte fois répété au Département du Calvados, qui contrairement à cette recommandation déploie sont réseau dans les villes moyennes en priorité où la fibre ne se vend quasiment pas alors que les territoires ruraux ont un besoin urgent d’accéder à Internet, l’ADSL y étant très dégradé). 

À l’heure actuelle, le taux d’abonnement du très haut débit, c’est-à-dire le nombre d’abonnés pour 100 lignes raccordées, est de seulement 12 % en France, contre 10 % l’an passé et 8 % auparavant. Néanmoins, dans les rares zones rurales couvertes en très haut débit, ce taux de pénétration se multiplie.

 

Notons enfin que la façon de comptabiliser le très haut débit est réalisée sous le prisme des débits descendants, donc du téléchargement. S’il fallait prendre en compte les débits montants, soit l’upload, le véritable très haut débit concernerait alors bien peu de foyers en France et dans le monde. 

 

 

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